Oct 17 2016

Voici quelques éléments appris suite à un stage effectué à l’université de Rennes avec le professeur M.A. Richard. Le but n’est pas ici de vouloir à tout prix remettre tous les chevaux dans leur environnement primitif naturel, mais de comprendre quels sont leurs besoins et d’essayer de s’en rapprocher le plus possible.

Qu’est-ce qu’un cheval ?

Le cheval à l’état « naturel » partage son temps de la façon suivante :

  • Une grande part du temps est consacrée à l’alimentation et au repos
  • Il effectue peu de déplacements à des allures autre que le pas
  • Il a peu de comportements sociaux visibles : Les distances entre chevaux sont soit entre 1,5 m et 2 m, soit franchement à plus de 3 m. Les chevaux ont peu de contacts en corps à corps (contrairement aux vaches par exemple, qui sont très tactiles, se frottent l’une contre l’autre et se lèchent souvent). Ainsi, les signes d’amitié tel que le grooming se font du bout des dents, et sont réservés au meilleur ami.

Le budget temps du cheval

  • 13 à 14H d’alimentation avec plus ou moins de mobilité
  • 2 à 3H de veille
  • 2H de déplacement
  • 5 à 6H de repos

Le cheval est un animal routinier

Les phases d’activité du cheval sont rythmées et répétitives. Ainsi, 60 à 80% du temps est réservé à l’alimentation. Il a une baisse d’activité à midi. Et il répète chaque jour les différentes phases : alimentation, repos, déplacement, etc…

Le cheval est un animal mobile

La notion de domaine vital est très importante pour le cheval. Un groupe de chevaux est fidèle à son domaine vital. Le domaine vital est dynamique, les chevaux le construisent et en définissent les zones : alimentation intense, déplacement (pistes en file indienne), refus (crottins, pas d’alimentation), roulage et grattage. Le domaine vital est donc une notion majeure pour le cheval, si on l’éloigne, il essaie d’y retourner.

On génère un stress lorsqu’on déplace le cheval de son lieu de vie. Une des difficultés liées au transport en van ou en camion est que l’on éloigne le cheval de son lieu de vie familier, si cet éloignement stressant est, de plus, couplé à une séance de travail pénible par exemple, cela peut provoquer une réaction négative récurrente.

Le cheval montre une grande diversité dans son régime alimentaire

A l’état naturel, le cheval passe une grande partie de son temps en recherche active d’aliments diversifiés (graminées, baies, plante aquatiques, fruits,…). Donc, si l’on apporte en une seule fois au cheval une ration importante, il la consomme vite. Son estomac n’y est pas adapté et comment va-t-il s’occuper pendant le temps restant ?

Le cheval est un animal social

Chevaux en randonnée

En général, il préfère être avec d’autres chevaux, à minima en contact visuel. L’idéal est un groupe constitué de 3 à 5 individus. Les relations s’établissent par une succession d’interactions entre les chevaux du groupe.

Les bonnes pratiques à respecter pour le cheval

  • Apport de fourrage en illimité à poser au sol. Car la posture du cheval est importante, s’il mange sur le sol il étire sa ligne du dessus et passe plus de temps à chercher et trier son foin.
  • Attention à l’effet négatif des paddocks sans herbe ni foin où le cheval privé de nourriture risque de s’ennuyer et stresser.
  • Lui laisser la liberté de marcher au pas.
  • Importance du contact visuel avec ses congénères (y compris s’il est en box).
  • Minimiser son stress lors des déplacements et lui procurer des moments de bien-être (ballade montée ou en main, massage avec EKIN Baume décontractant, séance de broutage, récupération active et douce après les épreuves, etc…)
  • Respecter ses routines.

 

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